Dossiers thématiques

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    La Préhistoire
    Informations et études sur les collections du Musée Calvet
    Ce dossier consacrée à la préhistoire permet de rassembler des informations et études sur les collections de la Fondation Calvet, mais aussi les découvertes effectuées dans notre région, ainsi qu’une chronologie permettant d’identifier l’histoire et la vie des hommes de cette époque.

    Découvrez ici les différents articles. ...
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    La Fabrication des vases grecs
    Dans la Grèce antique, le métier de potier et de peintre de vases ne jouit pas du prestige lié à celui de sculpteur ou d’architecte. Exercée en général par des esclaves, souvent de génération en génération, cette activité pénible est concentrée à Athènes dans un quartier périphérique, baptisé dans l’Antiquité « le Céramique ». ... lire la suite

    Sur une plaque corinthienne archaïque représentant l’extraction de l’argile, le peintre a doté l’ouvrier d’un sexe énorme qui met l’accent sur sa condition misérable. Le statut de peintre sur chevalet, bénéficie de davantage de considération. L’argile utilisée pour la fabrication des vases est issue de couches rocheuses. La couleur de l’argile varie en fonction de la nature de ses impuretés :
    • rouge vif à Athènes. Ce ton est du à la présence massive d’oxydes ferriques,
    • beige rosé en Italie du sud où la terre est peu métallifère. Les vases sont montés au tour en plusieurs étapes suivant la taille du vase. Pieds, anses et embouchures sont façonnés à part. Après un temps de séchage (douze heures environ) les différentes sections sont soudées avec de l’argile pure qui fait office de glue.

    Les vases abrités au musée Calvet utilisent en majorité deux techniques, la figure noire et la figure rouge. Dans la figure noire, le fond du vase garde la couleur naturelle de l’argile. Les figures sont réservées en noir, couleur obtenue après cuisson grâce à un engobe d’argile purifié à l’extrême. Il ne s’agit pas à proprement parler d’un vernis mais d’une surface vitrifiée. Dans la figure rouge, le procédé est inversé : les figures réservées conservent la couleur naturelle de l’argile et le fonds est en « vernis » noir.

    En Italie méridionale, les potiers enduisent les surfaces d’un badigeon tiré de l’ocre passé au feu, miltos (du sulfure de mercure) afin d’accentuer la couleur de la terre et d’imiter le beau rouge vif de la céramique attique. Les vases sont ensuite cuits au four à très haute température (de 800° à 1050°) suivant un processus très délicat qui comporte trois étapes et nécessite une grande expérience de la part du potier. Les ratés de cuisson sont nombreux.

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    Le guerrier de Vachères
    La Fondation Calvet poursuit sa participation à l'étude du Guerrier de Vachères ... lire la suite

    Avant la conquête de la Gaule par César, l'art gaulois était purement ornemental ou décoratif. La seule exception s'est située en Provence qui a crée l'art de la sculpture en représentant dans ses sanctuaires des guerriers héroïsés. Cette statuaire recherche l'esthétique au travers d'un réalisme figuratif.

    Selon les historiens, c'est de cet art ligure qu'on peut rapprocher la magnifique statue de guerrier gaulois découverte à Vachères, en plein centre de la Haute Provence et achetée par la Fondation Calvet au milieu du XIXe siècle.

    Plus précisément, découverte sur « le tracé d'un chemin de fortune, au niveau d'une terrasse de culture, sur laquelle on exploitait de la « terre blanche » pour la construction. La grosse pierre qui gênait le passage des charretiers se révéla être une statue. On ignore encore le lieu exact de la découverte.

    Aujourd'hui elle est conservée au Musée Calvet et ce depuis 1892.

    Vêtement et armement permettent d'identifier le guerrier de Vachères comme un soldat de l'Epoque d'Auguste en tenue d'apparat. L'équipement militaire typiquement romain est pourtant d'inspiration celtique. En effet, cette statue représente un guerrier portant la torque gaulois autour du cou, habillé d'une longue cotte de mailles, une main posée sur un glaive, l'autre sur un bouclier. La tête est coiffée de grandes mèches de cheveux rebelles, la bouche est ouverte vers l'extérieur et les yeux sont expressifs.?Selon des études récentes, cette œuvre serait une statue funéraire présentée dans la niche d'un mausolée, comparable, par exemple à celui de Glanum à Saint-Rémy-de-Provence. Cette hypothèse ne pourra se confirmer que lors des prochaines explorations archéologiques et par l'identification du lieu de découverte exacte.

    Consultez l'étude

     

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